Aïe, Nsimalen

L’année dernière je me vantais d’avoir échappé aux aiguilles de Nsimalen. C’était crier victoire trop tôt.

– Bonjour monsieur. Carnet de vaccination… (ça c’est avant la police aux frontières, et les douanes… Au Cameroun on s’assure qu’un voyageur est vacciné avant tout le reste. C’est dire à quel point la santé est une priorité)

– Euh, c’est que… j’ai oublié.

– C’est pas grave mbom. Tu vois la femme dans le bureau là-bas ? Va lui parler.

– Bonjour madame, je n’ai pas mon carnet de vaccination.

– On fait alors comment mon fils ?

– Comment, comment ? Apparemment je n’ai pas le choix, je vais me faire vacciner.

– hum. Si c’est que vous voulez on va alors faire.

Et un homme en blouse entre. Il ouvre un frigo douteux duquel il sort le fameux vaccin. Il se saisit d’une seringue qui n’inspire aucune confiance. Et là, intérieurement, je retrouve un soupçon de foi l’espace de quelques instants : mon dieu, préservez moi du tétanos et que sais-je d’autre.

10€ et une piqure plus tard, me voilà immunisé contre la fièvre jaune pour 10ans. Merci au ministère de la santé du Cameroun qui a à cœur la protection des touristes.

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