Eau : des excuses à peine potables

Malgré les satisfecit de l’ONU qui estime que la cible 7c des objectifs du millénaire pour le développement a été atteinte avant l’heure (Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base), en Côte d’Ivoire comme au Cameroun, les pénuries d’eau sont fréquentes.

Deux arguments avancés par certains responsables des pays mentionnés sont fallacieux : l’appauvrissement de la nappe phréatique et la piraterie du réseau de distribution.

cyclePour le second argument, c’est limite une escroquerie. Les pirates d’eau potable ne le font probablement pas pour entretenir des pelouses verdoyantes devant leurs villas. Bien que leur attitude soit illégale, elle est révélatrice d’un besoin auquel il faudra trouver une réponse, même lorsque la piraterie sera éradiquée. Quant au premier argument, on pourrait se contenter de paraphraser un des présidents fondateurs : la géographie aux géographes, la politique aux politiciens.

Les dirigeants sont là pour trouver des solutions, surtout lorsqu’il s’agit de problèmes récurrents. Pas pour réexpliquer chaque année qu’en saison de pluie il risque d’y avoir des inondations et qu’en saison sèche les puits risquent de… s’assécher. En cas de besoin, ils pourraient se reconvertir en profs de géographie pour élèves du primaire. Ils y seront plus utiles.

Les monarchies du Golfe ont aussi des problèmes d’accès à l’eau : vastes étendues désertiques, eau de mer environnante trop salée. Les nappes souterraines, parait-il, regorgent de plus d’or noir que d’eau. Cependant, elles ont compris que pour résoudre l’équation, il vaut mieux se mobiliser à la recherche de solutions.

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