Etes-vous un hacker ?

Dans mon Larousse bilingue de 1998, la définition du terme hacker  en 2 mots a au moins 2 défauts. D’abord elle est brève : « pirate informatique ». Ensuite, la plupart des geeks vous diront qu’elle est fausse.

En informatique, les hackers sont des robins des bois d’un autre genre. On ne peut pas les accuser de prendre aux riches. Ce sont des génies libertins du numérique pour qui le but premier est de partager le fruit de leur travail avec le plus grand nombre, y compris avec les riches.

Les systèmes GNU/Linux sont probablement l’une des oeuvres les plus populaires de ces programmeurs talentueux dont certains vous diraient qu’il est plus jouissif d’utiliser un programme que vous avez vous même écrit (ou à défaut, au minimum compilé à partir des sources). Et si votre oeuvre est vraiment utile, pourquoi songeriez-vous à la vendre plutôt que de la distribuer gratuitement et en faire profiter un maximum de personnes ?

La plupart des entreprises qui ont fait fortune dans le logiciel (Microsoft, Oracle…) ont de la peine à partager cet avis. Un de leurs passe-temps est de déposer en rafale des brevets parfois abusifs pour protéger leur propriété intellectuelle et monnayer la moindre « innovation » au prix fort.

Si dans votre rapport au logiciel vous vous sentez plus proche de Robin des Bois que d’oncle Picsou, vous avez probablement l’âme d’un hacker. Attention : si toutefois au lieu de partager le fruit de vos prouesses vous êtes un fan du partage incontrôlé sur les réseaux P2P, vous êtes peut-être déjà passé du côté obscur de l’informatique auquel se réfère la définition du Larousse.

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