Le néant de mon être

50 pages en 1 mois. Incapable de progresser dans la lecture de cet ouvrage. Pourquoi m’y être intéressé ? D’abord, une boutade politicienne (l’être et le guéant). Et pour finir de me convaincre, une thèse de l’auteur : « l’homme est condamné à être libre ».

Habituellement, une condamnation renvoie à une sanction, souvent une privation de liberté. Sartre nous prend à contre-pied avec une sentence qui fait de nous des êtres libres. Face à ce curieux verdict, je me pose immédiatement la question suivante : comment Sartre définit-il la liberté ?

L’introduction de « l’être et le néant » est une navigation à travers une obscurité éblouissante. L’auteur s’attelle à définir des mots clés à récurrence élevée dans son essai : être, non-être, être pour soi, être en soi, être pour autrui, conscience, néant…

C’est avec un génie étourdissant que Sartre nous apprend que « l’être est ce qu’il est », « L’homme n’est pas ce qu’il est, il est ce qu’il n’est pas » ou encore « Le pour soi est ce qu’il n’est pas et n’est pas ce qu’il est ». En cherchant à comprendre Sartre, me voilà jeté dans un processus de néantisation.

En attendant de parcourir les 600 pages restantes de « l’être et néant » (le planning prévisionnel pour l’achever a été revu de 2 ans à 3 ans), je sais aujourd’hui ce que savait Protagoras: tout philosophe est un sophiste, et tout homme est un philosophe. « L’homme est la mesure de toutes choses ».

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