Ô Nsimalen, aéroport de nos ancêtres

23kg x 2 à la soute, 10kilos pour la cabine, tout est bien pesé enregistré et étiqueté. Le moment de rejoindre la salle d’embarquement est arrivé, il faut dire au revoir et prendre l’escalator. Au sommet, une jeune demoiselle à l’allure dégourdie est en poste au énième check point :

– Eh le gars-ci, tu ne vois pas que ton sac pèse ?

– Noo la go, oublie. En bas on m’a même demandé pourquoi j’étais léger comme ça, que je risque de faire flotter l’avion.

– N’est-ce pas ? Bon quand tu vois une belle fille comme moi là tu fais alors comment avant de continuer ?

A ce moment précis, je regrette de ne pas avoir le charisme de monsieur Eric qui saurait faire oublier à une âme fragile de continuer à respirer rien qu’en clignant des yeux.

Tous comptes faits, avec la dizaine de check points qui reste à traverser et des agents qui prennent une pause pour confirmer le score de France – Ukraine tout en contrôlant vos papiers, vaudrait mieux ne pas s’attarder.

Pour mon bonheur, la belle se contentera d’un sourire. De toute façon, les derniers FCFA ont déjà été consommés au niveau de l’incontournable « taxe d’embarcation ».

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